14 avril 2021 Une femme au téléphone de Carole FIVES, de notre vice-présidente Bernadette Pradels

Chers Amis Internautes  de   Rivages  des  Arts
               Petite pose culturelle, pour le coup de cœur de la vice-Présidente de  Rivages des Arts 

Bernadette  PRADELS


Après avoir lu ce livre

“Je tricote pour le petit. Je lui fais une écharpe avec une vieille pelote de laine qui me restait, j’ai voulu l’utiliser mais c’est trop épais pour moi, et puis la couleur est moche… Mais enfin du moment que c’est fait main, c’est bien. C’est combien de centimètres une écharpe pour un bébé ? Un mètre ? Tu es sûre ? Mais un mètre c’est énorme pour un bébé non ?”

Charlène, la soixantaine, est restée jeune. Mais quand le vide l’envahit soudain, elle enchaîne les appels téléphoniques à sa fille. Mère touchante et toxique à la fois, elle l’atteint toujours là où ça fait mal.

De Carole  FIVES


… et Bernadette Pradels nous écrit à propos ce qu’elle a ressenti :
« C’est toujours au plus intime que Carole Fives cherche son inspiration, là, encore plus que dans ses autres romans; elle écoute l’âme, en l’occurrence, celle de sa mère qu’elle accompagne de son écriture précise, incisive et qui laisse entendre tout ce qu’une mère peut dire d’injuste à sa fille sans le penser ou même en sachant pertinemment ce qu’elle fait .Sa fille écoute patiemment et entend le désespoir d’une femme vieillissante. Pour cette femme de 40 ans c’est quelque fois l’incompréhension, souvent la révolte, mais toujours la tendresse qui finit par l’emporter.
          J’ai lu ce roman à un moment de la vie ou comme toute femme j’ai été confronté à une mère qui, avec l’âge avait besoin de sa fille mais avait beaucoup de mal à l’accepter. J’ai retrouvé nombres de ces signaux dans le roman de Carole Fives.

Les agressions verbales comme autant d’affirmations de la place de mère toujours revendiquée. Le dialogue entre adultes impossible à cette période de la vie car inacceptable pour celle qui a eu si longtemps un rôle de guide et de protectrice. Ça ne peut ni ne doit s’arrêter. Ce serait mourir déjà.
          J’espère que ce livre vous touchera comme je l’ai été.
          Bonne lecture»
    

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